Certains hommes prétendent former les arbres, les aider avec des engrais chimiques, les soigner avec produits phytosanitaires, les cicatriser avec des mastics, faire de la chirurgie arboricole, etc.
Qui sommes-nous pour prétendre faire mieux que la nature ?
L’arbre est un système complexe que nous ne connaissons pas entièrement. Sa présence après 380 millions d’années marque sa capacité à s’adapter à son environnement.
Pour aider l’arbre, il faut d’abord apprendre à le connaître. Quand on commence à comprendre le fonctionnement de l’arbre on comprend mieux les erreurs que l’on fait depuis des années sur lui.
Cette rubrique à pour but de lutter contre les idées reçues comme: « Il faut tailler mon chêne car il est trop haut et cela lui fera du bien »
Une phrase que l’on entend trop souvent.
Sauf quelques exceptions comme les arbres fruitiers et cas extrêmes, il ne faut pas tailler les arbres :
La taille d’un arbre est une action négative, car la suppression de branches vivantes entraîne une diminution des réserves de l’arbre. Ces réserves sont stockées dans tous les tissus vivant du bois. Elles permettent à l’arbre de redémarrer au printemps. Plus on coupe de branches vivantes, plus on affaibli l’arbre.
Lorsque l’on fait de grosses coupes sur un arbre, on fait des entrées pour tous les agents pathogènes : les insectes et surtout les champignons lignivores (pire ennemi de l’arbre). Quand les champignons sont dans un arbre, il est impossible de les supprimer. Les champignons vivent à l’intérieur de l’arbre. Les champignons fragilisent l’arbre et peuvent le tuer.
Tailler un arbre l’affaiblit. Si l’on réduit la couronne d’un arbre d’une quarantaine d’années, les branches qui repousseront au niveau des coupes sont + ou - « des arbres d’un an ». Pour que ces branches retrouvent un port harmonieux il faudra au moins 20 ans.
Les grands arbres ne sont pas dangereux, plus ils poussent plus ils renforcent leurs racines et l’ancrage de leurs branches. Il suffit d’observer autour de nous, après un coup de vent violent combien d’arbres ou de branches sont tombées?
Par rapport aux milliers d’arbres qui nous entourent la proportion est vraiment minime. Il faut garder à l’esprit que le risque zéro n’existe pas, mais ce n’est pas une raison pour réduire de moitié tous les arbres soit disant dangereux.
Les cas particuliers
Les arbres fruitiers sont taillés pour une raison de commodité et de production, dans ce cas on ne tient pas compte de l’aspect naturel de l’arbre.
Les vieux arbres remarquables qui présentent des risques mécaniques importants et autour desquels on ne peut mettre un périmètre de sécurité, doivent subir une réduction raisonnée de leurs couronnes.
Avant de prendre une décision radicale, contactez-nous pour que l’on trouve la solution
la plus adaptée à vos arbres.
Les platanes sont très grands (+ de 40 m. adulte), c’est pour cette raison qu’ils sont taillés régulièrement et que beaucoup sont complètement creux. Les tailles à répétitions ont laissé entrer les champignons et autres agents pathogènes.
A l’état naturel, l’arbre se développe harmonieusement et n’a pas besoin d’être élagué, permettant ainsi le bien-être de nos « poumons verts ».